transhumance des eco-patureuses à Cugnaux - Sud Toulousain

Cugnaux : Ecopaturage, Zérophyto, la ville se met au vert ! 

Ecopaturage, les chèvres sont de retour :

Suite aux essais concluant les deux dernières années, le projet éco-pâturage, toujours en collaboration avec la ferme du Paradis de Rieumes, fait son grand retour sur la commune de Cugnaux de la période printanière à la période automnale. Cette année, ce sont huit chèvres ainsi qu’un bouc qui sont attendus.

L’éco-pâturage est une pratique qui permet de conserver la biodiversité, de reconstituer l’écosystème, de respecter l’environnement mais aussi de limiter les coûts d’entretien. Cugnaux s’investit pleinement dans ce projet et agit ainsi pour plus de nature en ville. Il contribue aussi à sauvegarder une race locale en voie de disparition, la chèvre des pyrénées, puisque ce sont 5 chevreaux qui sont nés à Cugnaux depuis l’arrivée du troupeau il y a deux ans.


Une transhumance urbaine avec les enfants des crèches et des écoles maternelles à eu lieu le mercredi 15 mars pour fêter le retour du troupeau. Les chèvres sont actuellement sur le parc Rachety et seront déplacées sur les autres sites jusqu’à la période automnale.

Zérophyto, Cugnaux ville pilote depuis 2015 :

Toulouse Métropole, comme toutes les collectivités, ne pourra plus utiliser de produits chimiques phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts et des lieux accessibles au public (trottoirs, allées, ronds-points). La loi sur la transition énergétique et la croissance verte (août 2015) entre ainsi en vigueur au 1er janvier 2017. Elle s’appliquera aux particuliers pour leurs jardins dès 2019.

Un objectif de santé publique

En se passant de traitements chimiques sur les espaces verts, l’objectif est de protéger la santé des riverains, des agents, mais aussi de préserver l’environnement, les nappes phréatiques et leurs écosystèmes. Présents dans les aliments, l’eau et l’air que nous respirons, les résidus de pesticides peuvent avoir en effet à plus ou moins long terme des conséquences néfastes pour la santé (étude 2013 de l’Institut National de Santé et de la Recherche Médicale (INSERM)).


Qu’est ce que cette interdiction va changer ?

C’est donc la fin des produits chimiques. Toulouse Métropole procédera à un désherbage en utilisant des techniques alternatives : balayeuse avec des brosses plus dures, outils de coupe ou encore prévention de la pousse et choix d’espèces végétales adaptées demandant peu de traitement. Quel impact visuel sur mon quotidien ? Cet abandon des produits phytosanitaires nécessite une surveillance accrue de l’état de la voirie et des interventions plus fréquentes des équipes techniques pour maîtriser la flore. Le verdissement des espaces publics ne signifie pas manquement dans l’entretien de la voie publique, mais une nouvelle façon de penser les espaces, plus verts, avec une nature mieux maîtrisée et un plus grand respect de la biodiversité.

Un effort déjà engagé


Toulouse Métropole, à travers ses pôles territoriaux chargés de la propreté, a déjà mis en place un plan qui comprend la réduction de 50% de l’utilisation des produits phytosanitaires depuis 2009, la formation d’agents pour une application sécurisée des produits, l’achat et l’équipement de matériels spécifiques pour limiter l’utilisation de produits chimiques.

La gestion différenciée, un nouveau mode de gestion des espaces verts :

Présente depuis plusieurs années en France, la gestion différenciée des espaces verts prend de l’ampleur et s’installe progressivement.

De quoi s’agit il exactement ?

Appelée également gestion raisonnable, la gestion différenciée s’inscrit dans le développement durable. C’est une avancée vers un équilibre entre écologie, économie, aspect social et culture. Elle contribue à rendre le cadre de vie des citoyens plus sain, diversifié et accueillant.

La gestion différenciée répond à la nécessité de prendre en compte les diversités et les potentialités des espaces verts tout en appliquant des méthodes de gestion adaptées au cas par cas plutôt que de pratiquer un traitement global.

En quoi la gestion différenciée s’inscrit-elle dans le développement durable ?

Elle permet non seulement d’améliorer la qualité des espaces verts mais aussi de préserver la biodiversité. Les ressources naturelles sont mieux gérées : économie d’eau et meilleure gestion des déchets verts. Les pollutions sont limitées grâce à des alternatives au désherbage chimique, à l’utilisation de produits moins toxiques et moins polluants, et à la limitation de l’emploi d’engrais.

Le retour de la nature en ville est favorisé, notamment par la mise en place du fauchage raisonnée, de l’éco-pâturage, du fleurissement alternatif, ainsi que par l’utilisation de plantes vivaces.

Les enjeux culturels sont également mis en avant par la valorisation des paysages communaux et des sites de prestige ainsi que des monuments patrimoniaux. Grâce à cette démarche, l’art et le savoir-faire du jardinier sont mis en valeur.

Du point de vue social, la gestion différenciée améliore le cadre de vie des habitants et éduque le grand public à l’environnement.

Économiquement parlant, cette démarche vise à optimiser les moyens humains, matériels et financiers, notamment en maîtrisant les temps de travail et en ayant recours à du matériel adapté.

La gestion différenciée, oui, mais pourquoi ?

Les citadins souhaitent mieux vivre dans la ville en bénéficiant d’un cadre plus verdoyant et plus naturel.

Un espace abritant de la faune est aussi un lieu de transmission de valeurs familiales, d’éducation à l’environnement et donc d’apprentissage de la curiosité (apprendre à voir), de la complexité (critères de reconnaissance, classification, notion de cycles) et de citoyenneté (rôle de l’homme dans la nature, respect des choses vivantes et des équipements de découverte…).

Il faut adapter les pratiques au cas par cas, c’est-à-dire s’approprier la démarche et déterminer chaque année les objectifs d’entretien en fonction des besoins et de l’évolution des espaces communaux.

De nombreux objectifs pour une démarche pérenne sont mis en place : revalorisation des déchets verts, réduction des gaz à effet de serre et suppression des produits phytosanitaires, augmentation de la biodiversité dans les espaces verts, amélioration de l’éducation environnementale…

Inventaire faune et flore :

Graĉe à la pratique de l’écopaturage et à la gestion différenciée des espaces verts nous avons pu constater le retour d’espèces végétales et animales. Une convention entre l’association Nature Midi-pyrénées et la mairie vient d’être signée afin de préserver et valoriser les intérêts écologiques et la biodiversité de la commune.

Nature Midi-Pyrénées, association de protection de la nature agit depuis 1969 sur l’ensemble du territoire de Midi-Pyrénées afin d’initier, promouvoir et s’associer à toute action visant à assurer la connaissance, la protection et la valorisation de la biodiversité (faune, flore et milieux naturels) de la région.

Dans un souci commun d’amélioration de la connaissance et de la gestion du patrimoine naturel, de la sensibilisation et de l’information des habitants, la commune et l’association se sont rapprochéespour promouvoir la valorisation du patrimoine naturel par l’acquisition de nouvelles connaissances naturalistes, l’échange et la concertation en matière de gestion d’espaces naturels et des actions d’éducation à l’environnement, de porter à connaissance de tous.

L’association va réaliser un inventaire floristique sur les parcelles concernées par l’écopâturage. Lors des prochaines journées du patrimoine elle proposera également une animation au grand public

Installation de nichoirs

Des nichoirs ont été mis en place pour remédier à l’appauvrissement des habitats naturels d’espèces telles que le rouge-gorge, la mésange, le pic-vert ou encore la chouette. Au total, une espèce sur huit d’oiseaux est menacée en France. Dans une démarche de développement durable, la municipalité cherche à favoriser leur installation en aménageant des sites de nidification artificiels. Ces nichoirs ont été installés aux parcs de la Francoy, de Rachety, de Bazardens et de Loubayssens. Cette action constitue un geste concret pour nos amis ailés et représente une source d’émerveillement pour les enfants et les adultes qui auront le plaisir d’observer lors de leur promenade ces charmants oiseaux et leurs oisillons.

Le choix du lieu

Les oiseaux et leur progéniture doivent bénéficier des éléments nécessaires à leur alimentation ainsi que d’une certaine tranquillité durant toute la période de reproduction. Les nichoirs ont donc été installés à l’abri des vents dominants et orientés à l’est afin d’être le plus possible abrités des intempéries.

La hauteur

La hauteur d’installation d’un nichoir varie suivant les espèces que l’on souhaite accueillir.
En général, un nichoir s’installe entre 1,50m et 6m de hauteur.

Installation de pièges à frelons

Depuis sa découverte en France en 2005, le frelon asiatique à pattes jaunes Vespa Velutina, s’est largement répandu. Sans réel prédateur, les frelons asiatiques changent de comportement. Ils s’adaptent et n’hésitent plus à s’installer à n’importe quel endroit (arbres, haies, talus…). Il existe un risque potentiel de piqûres multiples en cas de dérangement de la colonie. Il faut alors rester prudent : ne pas s’approcher du nid à moins de cinq mètres et éviter les gestes brusques pouvant provoquer des réactions de défense de l’insecte. Pour l’heure, afin de diminuer les populations de frelons asiatiques, l’un des meilleurs moyens de lutte est la destruction du nid qui élimine ainsi toute la colonie.

La commune agit sur le domaine public afin de réduire leur nombre par l’installation de pièges non toxiques fait à partir de bouteilles en plastique et de bière (en 2015, 75 pièges installés et 548 insectes éliminés. En 2016 c’est près de 164 reines qui ont été piégées, donc autant de nouveaux nids évités).

Actualitées :

Concours Maisons fleuries

Passionné de jardinage ou novice voulant se lancer, n’attendez plus ! Participez au concours des Maisons fleuries en vous inscrivant avant le mercredi 31 mai. Les bulletins d’inscription et les règlements du concours seront disponibles à l’Hôtel de Ville et au centre technique dès la fin du mois d’avril ou sont déjà en téléchargement ci-dessous.

Ce concours organisé par la commune récompense chaque année les actions menées par les habitants en matière de fleurissement et d’embellissement du cadre de vie.
Cette année, vous pouvez concourir dans l’une des catégories suivantes :
• Maison avec jardin ou potager
• Hors sol : jardinières, fenêtres, murs, balcons, terrasses
• Commerce, hôtel, restaurant, café avec ou sans jardin

A partir du 1er mai, vous pourrez déposer votre bulletin dans les urnes situées en mairie, au centre technique ou au CCAS ou bien l’envoyer par courrier au service Espaces verts (28 rue de la Vimona 31270 Cugnaux).
Le fleurissement doit être visible de la voie publique afin d’être récompensé par le jury composé d’élus et d’agents communaux
Les lauréats seront désignés au début du mois de juin et récompensés à l’automne par des lots.
Tous les participants seront conviés à la cérémonie de remise des prix des villes et villages fleuris du Conseil Départemental de la Haute-Garonne. À vos plantoirs et bon fleurissement à tous !

Une souscription publique pour restaurer le patrimoine cugnalais

La Mairie a signé deux conventions avec la Fondation du patrimoine pour la mise en place d’un mécénat populaire. La ville s’attache à valoriser le patrimoine bâti et mobilier dans l’idée de construire un sentier touristique à long terme.

Particuliers et entreprises sont donc invités à participer à la restauration de plusieurs monuments : trois norias agricoles du 19ème siècle (rue Boubes, parc du Manoir et parc de Loubayssens), et plusieurs statues de l’église dont celle de Jeanne d’Arc.

Une partie des dons est déductible des impôts.
Pour les particuliers, le don ouvre droit à une réduction :
– de l’Impôt sur le Revenu à hauteur de 66% du don et dans la limite de 20% du revenu imposable (exemple : un don de 100 € = 66 € d’économie d’impôt), OU
– de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune à hauteur de 75% du don dans la limite de 50.000 € (cette limite est atteinte lorsque le don est de 66.666 €) (exemple : un don de 100 € = 75 € d’économie d’impôt).

Pour les entreprises, le don ouvre droit à une réduction :
– de l’Impôt sur les Sociétés à hauteur de 60% du don et dans la limite de 5‰ du chiffre d’affaires Hors Taxes (exemple : un don de 500 € = 300 € d’économie d’impôt).

Crédits Photo : DDM JC.M

Le Sud Toulousain / AA

A Propos Pierre ISRAEL

Rédacteur en chef du Sud Toulousain. Marcheur mais pas suiveur, indépendant mais pas indépendantiste . Chef d’entreprise et Maire dans la campagne du Volvestre (31)

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