Grand escalier du Senat

Élections sénatoriales du 24 septembre, comment ça marche ?

Les élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017. La moitié des sièges seront renouvelés ce qui pourrait changer considérablement la composition de la Haute Assemblée. L’élection n’est pas au suffrage universel donc on en parle beaucoup moins..

LE SENAT

Actuellement au Sénat c’est la droite qui  est majoritaire. Les sénateurs sont élus pour six ans par un collège de grands électeurs composé en grande majorité de délégués des conseils municipaux. En principe, le résultat des élections sénatoriales est donc le reflet des municipales précédentes. Mais cette logique pourrait ne pas être respectée cette année, avec l’irruption de la République En marche et des autres chamboulements politiques qui se sont produits lors des élections présidentielles et législatives..

Après la présidentielle 2017 et la victoire d’Emmanuel Macron, un groupe « La République En marche » a été créé au Sénat. Il compte 30 élus et est présidé par François Patriat, un soutien de la première heure du chef de l’Etat.

QUI VOTE ?

L’élection sénatoriale est une  élection au suffrage indirect. Les sénateurs sont élus par de « grands électeurs » : les députés et sénateurs, les conseillers régionaux et généraux et surtout les délégués des conseils municipaux, soit au total environ 162.000 élus. Le vote est obligatoire.

Les sénateurs sont élus pour six ans. Ils ne peuvent pas perdre leur mandat en cours de route, à l’inverse des députés puisque l’Assemblée Nationale peut être dissoute par le  chef de l’Etat. A partir d’octobre 2017, les Sénateurs ne peuvent plus cumuler leur mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale. L’âge minimal pour se présenter est de 24 ans.

 LES CIRCONSCRIPTIONS  RENOUVELABLES 

Depuis 2008, le Sénat est renouvelable par moitié tous les trois ans. Un changement qui a permis de tenir compte de la réduction de neuf à six ans du mandat sénatorial. Cette année sont renouvelés les sénateurs des départements compris, par ordre alphabétique, entre l’Indre-et-Loire (37) et les Pyrénées-Orientales (66) et ceux de l’Ile-de-France, ainsi que 4 départements d’outre-mer (la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et Mayotte) et 2 collectivités d’outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon et La Nouvelle Calédonie), et enfin 6 et 12 sièges de sénateurs représentant les Français de l’étranger.

La Haute-Garonne n’est donc pas concernée cette fois-ci.

MODES DE SCRUTIN

Pour chaque circonscription, le nombre de sénateurs est fonction de la population. Il s’agit ainsi d’élire un seul sénateur pour la Lozère mais 12 pour Paris.

**  Dans les collectivités élisant 1 ou 2 sénateurs, le scrutin est majoritaire à deux tours (dans la même journée, de 8h30 à 11 heures pour le premier tour, de 15h30 à 17h30 pour le second) : 18 circonscriptions sont concernées cette année, soit 34 sièges. La parité est obligatoire entre le candidat et son suppléant. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. A défaut, un second tour est organisé, où la majorité relative suffit

**  Dans les collectivités élisant 3 sénateurs et plus, l’élection a lieu à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel (de 9 à 15 heures) : 26 circonscriptions et 130 sièges ainsi que 6 sièges de sénateurs des Français de l’étranger sont concernées cette année. Chaque liste dont être composée alternativement d’un candidat de chaque sexe. Dans ces départements, les machines à voter sont autorisées.

Source : montesquieuvolvestre.com

Crédits Photo : © AFP / Gilles Targat

Le Sud Toulousain / JPE

A Propos Jean-pierre ECHAVIDRE

Rédacteur du Sud Toulousain. Marcheur pour plus de démocratie, de transparence et de concertation dans les collectivités. Conseiller Municipal de MONTESQUIEU-VOLVESTRE.

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