le numérique - sud toulousain

Parole des citoyens : Numérique et politique : la fracture !

Crowdfunding ? Fab-lab ? Uberisation ? Chaque jour, de nouveaux mots, de nouveaux maux proviennent de cette sphère impalpable qu’est le numérique. Un terme si vaste qu’il recouvre le simple mail aux 30 nouveaux métiers inventés par des start-up chaque année. Et la, nous le voyons venir le politique, avec ses mots bien pesés, recherchés et des accents gaulliens dans la voix : le politique vient vendre le  » c’était mieux avant » !

Et avant ?

Un temps où l’on pouvait contrôler, organiser et anticiper l’avenir proche de façon simple et rassurante. Époque ou le travail était disponible en grande quantité, ou l’on restait chez le même patron toute une carrière. Aujourd’hui nous passons de contrats courts en CDD. Période bénie ou le politique avait la main sur tout et contrôlait tout. Mais qui ose croire encore que ce temps peut revenir ? Il vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne connaîtront jamais ! Car il va falloir que nos politiques l’acceptent une bonne fois pour toute : ce temps-là est loin, si loin qu’il est impossible de pouvoir y revenir. Dépossédé de ses prérogatives, le politique veut s’approprier le nouveau monde économique naissant : le modelant, le criblant de lois et de normes, de réglementations avec sa lenteur législative etc.

Accompagner, pas cadenasser

Certes, il faut protéger, encadrer pour imposer un minimum de protection, la démarche est louable. Mais le temps de la loi n’est plus le temps de l’évolution numérique ! Plutôt que d’encadrer, de réglementer, ne faudrait-il pas plutôt accompagner, stimuler et organiser ? Pour nombre de Français, le numérique est devenu une source de revenus non négligeable. Certains rapports évoquent le chiffre de 10 milliards d’euros en 2018 mais ces projections n’ont aucun sens car nous ne savons même pas quels pans de l’économie auront basculé dans le numérique dans les prochains mois.

Le numérique est devenu une source de revenus non négligeable

Bien sûr, cette dérégulation forcée est un danger pour certaines professions réglementées comme les taxis, et pour celles qui sont soumises à de lourds investissements comme l’hôtellerie, la restauration, les transports etc.. Mais plutôt que de chercher à arrêter un train roulant à pleine vitesse dont tout le monde sait que le politique ne pourra rien y faire, ne devez-vous pas plutôt vous servir de sa vitesse pour tirer ces fameux secteurs vers le haut et devenir acteur actif de cette économie naissante ? Oui, organiser l’avenir, stimuler la création, organiser la transition. Mesdames, Messieurs les politiques mais s’il vous plaît, ne tuez pas cette belle plante en pleine croissance qui pourrait, entre clientélisme électoral et nostalgie d’un temps révolu, prendre des retards de croissance irrécupérables et nous empêcher de nous tourner vers l’avenir.

Retrouvez mon billet de la semaine : « Le mariage pour tous … les maires ! »

Source : politicregion.fr

Crédits photo : ©Fotolia

Le Sud toulousain / Pierre Israel

A Propos Pierre ISRAEL

Rédacteur en chef du Sud Toulousain. Marcheur mais pas suiveur, indépendant mais pas indépendantiste . Chef d’entreprise et Maire dans la campagne du Volvestre (31)

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