Primaire : la droite de plus en plus décomplexée, le centre de moins en moins audible

les principaux candidats a la primaire Les républicains - Sud Toulousain

L’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy avec sa stratégie de saturation médiatique et en cherchant à imposer ses thèmes qui vont ouvertement chasser sur les terres du front national a fait émerger, de manière bruyante, cette droite dite décomplexée qui penche très nettement vers la droite dure (ou forte c’est selon).

Dans un pays ou le président est au plus bas, ou la gauche est elle-même tiraillée par ses différents courants, le boulevard est tellement large pour la droite et le centre à condition de ne pas faire trop de zigzags idéologiques qui risqueraient de détourner les électeurs des primaires. Certes, pour certains candidats, moins il y aura d’électeurs, plus ses chances grandissement. Les instituts de sondage donnent les plus hauts scores à Nicolas Sarkozy si la primaire a un corps électoral composer au maximum des militants républicains.

Une stratégie à double tranchant ?

Mais à hystériser les débats, à se placer sur des thèmes très clivants et parfois très éloignés de des préoccupations premières des Français, ne risque-t-il pas de mobiliser le centre et une partie des électeurs de gauches qui restent allergiques à ses postures ?
Au second tour, Alain Juppé l’emporterait avec 56 % des voix, contre 44 % à Nicolas Sarkozy. Ce dernier recueillerait cette fois 58 % des votes des proches de LR, contre seulement 42 % pour Alain Juppé (Sondage presse régionales et Orange.fr). On voit l’intérêt de certains candidats à réduire au maximum le nombre de votant. Touche-t-on les limites de l’exercice ? On constate même que 10 % dans anciens électeurs de François Hollande sont prêts à voter à la primaire pour faire barrage à Sarkozy..

Au centre, comprenne qui pourra !

mais la position de l’UDI est de moins en moins claire : « « Comprenne qui pourra ! », ironise le député UDI Maurice Leroy. « La réalité, c’est qu’une fois de plus Jean-Christophe Lagarde s’est cornérisé. ». Certains patrons de chapelles ont déjà fait leurs choix, d’autres attendent mi-octobre pour se positionner.

Dans un discours prononcé à Issy-les-Moulineaux, Jean-Christophe Lagarde lance : « « Depuis la rentrée, la tournure du débat donne de plus en plus envie aux militants, aux élus, aux sympathisants de se mêler de ce débat et je crois qu’ils ont raison « . En même temps, Le patron des centristes envoie des passerelles vers le mouvement « En Marche » d’Emmanuel Macron, semant encore plus le trouble dans la famille centriste.

La position la plus claire doit être à mettre au crédit de François Bayrou qui en fait quasi un axe de campagne : Si Juppé gagne, je ne pars pas, si Sarkozy gagne, je pars à la présidentielle. Une position qui semble convenir à ses soutiens.

Les deux prochains mois risquent d’être longs pour les candidats et les militants qui vont faire 3 campagnes électorales (donc 6 tours de scrutins) en moins de 7 mois jusqu’aux législatives de 2017.) Il reste beaucoup de temps pour voir émerger un réel débat de primaires plutôt qu’une bataille de postures et un jeu de position par rapport au FN qui s’invite dans la primaire sans le demander.

Crédits photo : Dominique Faget/AFP

Le Sud Toulousain / PI

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