Renouveau politique: osons le non-cumul d’indemnités!

Une petite guerre de position, voire de posture a fait un léger bruit hier. Nicolas Sarkozy veut revenir sur le cumul des mandats qui empêcherait un parlementaire d’être élu local. Xavier Bertrand lui répondant qu’il « est à côté de la plaque ».

En période de primaires, ce genre de débat n’est pas surprenant. Mais est-il vraiment d’actualité? Devant la charge administrative croissante, il a été décidé d’empêcher certaines combinaisons de cumul comme député-Maire ou député et président d’une inter-communalité.

Mais La nouvelle loi organique N°2014-125 n’évoque pas deux points fondamentaux de la vie politique Française: le cumul dans le temps et le cumul d’indemnités. Combien de Maires, de parlementaires sont élus depuis 15, 20 voire 30 ans? Comment peut-on encore apporter quelque chose à une fonction après tant d’années? Comment ne pas être usé, sans idée, sans envie de changement surtout après s’être si comfortablement installé dans une routine ?

D’aprés un sondage Odoxa pour France Info publié le 24 décembre 2016, les Français approuvent à une écrasante majorité cette mesure de limitation à deux mandats consécutifs. Elle est vue comme pouvant apporter du renouvellement et de nouvelles idées dans une sphère politique bloquée.

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Mais ne faut-il pas aussi imposer de la sobriété financière à nos élus? Les différentes reformes territoriales avaient pour objectif de réduire le mille-feuille mais, au final, rien n’a été supprimé et on a même réussi à créer un échelon supplémentaire: les métropoles! Avec les syndicats mixtes, les sivoms, les inter-communalités, les sous-direction de ceci et les missions locales de cela, le nombre de postes disponible pour les élus sans vote est pourtant considérable et souvent rémunérateur.

Nous devons en finir avec ces rémunérations à étage. Par exemple, un Maire, vice-président dans une inter-communalité et président d’un syndicat local touche 3 indemnités qu’il peut et, c’est un comble, moduler à souhait pour échapper à l’impôt sur le revenu ! Pour avoir des élus plus proche de la réalité de la France d’aujourd’hui, il faut en finir avec ce principe source de dépense parfois inutile car, pour des raisons de copinages ou de besoins électoralistes, certains syndicats ou organes publics restent ouvert en dépit du bon sens, même parfois, au détriment du service rendu au public.

Il faut que, dans ce dernier cas, cet élus ne touche QUE l’indemnité de l’organe délibérant le plus élevé: c’est-à-dire l’inter-communalité. Les autres activités seront ainsi bénévoles. Du coup, peut être plus partagée et, probablement regardé avec un autre œil pour les reformes futurs.

Mais demander à des élus de reformer un régime qui les fait vivre est-il possible? On peut en douter au vu des déclarations de Nicolas Sarkozy ….

Le sud Toulousain

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