Terrorisme : les politiques et les médias à la dérive

Carnage, horreur, traumatisme…. Les mots manquent pour décrire cet attentat de Nice. Dans ce domaine, les politiques sont bien rodés, empathiques à souhait. Et puis soudain, le guerrier électoral est de retour et tombe dans l’indécence et dans la critique facile pour gagner quelques voix. Gilles kepel se demande si « l’opinion publique française a-t-elle les politiques qu’elle mérite ? »
Mais au-delà, c’est un système complet qui est parti à la dérive : même les médias ont totalement dévissé se confondant en excuses a posteriori, mais ayant été d’une indignité rare face à un évènement qui leur a fait perdre la boussole déontologique.

Daesh ou pas, radicalisation ou pas, problème personnel et/ou psychiatrique ou pas, ce nouvel attentat a réussi à atteindre la cohésion même de notre démocratie. Tous les organes qui doivent la maintenir en place se sont désintégrés de manière synchronisée. Résultat, être modéré est aujourd’hui suspect, pour être dans l’air du temps, vous devez être extrême sinon vous êtes suspect de collusion avec l’ennemi. Essayer de comprendre ce qu’il nous arrive est-il si fou que cela ?
Peut-on combattre ce que l’on ne comprend pas ? Beaucoup de personnes, qui ont une connaissance étendue du problème alertent les politiques et les médias contre les raccourcis simplistes qui font qu’ « Une idéologie ne se combat pas par le Code pénal » comme le faisait remarquer l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic .

N’est-il pas temps de lire à haute voix ce message de Mohammed Chirani qui, avec sa connaissance, démonte les mécanismes de la folie intégriste en terminant par ses mots : « J’ai foi dans la capacité du Pays des Lumières à faire vivre l’islam des Lumières. Vive la France et vive la République. » Plutôt que de relayer les propos vides de sens de personnalité politique à la dérive.

Nous vous proposons de vous exprimer sur ce sujet : « La classe politique dans son ensemble, tous partis confondus, a-t-elle été à la hauteur des évènements ? » . Vous pouvez réagir en bas de page via les commentaires ou sur notre page Facebook « sud toulousain ».

La classe politique dans son ensemble, tous partis confondus, a-t-elle été à la hauteur des évènements ?

Voir résultats

Loading ... Loading ...

Le Sud Toulousain

3 Comments on "Terrorisme : les politiques et les médias à la dérive"

  1. Je trouve cette question TRES MAL POSEE. Pas vous ?

    • Cette soirée à l’Assemblée Nationale est surréaliste. Tous les amendements pour durcir l’état d’urgence ont été refusés par le gouvernement. Et pourtant, on a vu ce qu’il en coûte d’opposer des lance pierres aux lance roquettes. L’indécence n’est pas du côté des députés qui veulent agir pour améliorer la sécurité des français. Elle est du côté des inconscients du PS et leurs amis qui opposent de belles paroles d’idéal démocratique aux attentats. J’aimerai mieux subir une fouille, ou une perquisition chez moi plutôt que de revoir ces scènes de carnage. Honte à ces responsables politiques qui ferment les yeux devant le danger, qui étudient les textes quand il faudrait faire parler le canon, qui recherchent une légalité face aux barbares sans foi ni loi. L’Histoire jugera …

  2. Un volvestrois | 20 juillet 2016 at 21:10 | Répondre

    Et pourquoi donc, Samujp ?

Leave a comment

Your email address will not be published.


*